Page d'information et outils sur le Covid-19 en RDC

Analyse préliminaire des besoins en RD Congo

Impact direct du COVID-19 sur la santé publique

 a.      Impact sanitaire sur les personnes

 Alors que les études sur le COVID-19 au niveau global se poursuivent, d’après les données disponibles, plus de 80% des patients atteints souffrent d’une maladie bénigne ou asymptomatique et se rétabliront. Cependant, environ 15% peuvent développer une maladie grave et 3% à 5% peuvent devenir gravement malades.

 En RDC, l’épidémie affecte l’ensemble de la population. Les personnes de plus de 15 ans représentent jusque-là 99 pour cent des cas confirmés dans le pays avec un âge médian de 44 ans et des extrêmes allant de 13 à 87 ans. 69% des cas confirmés à ce jour sont de sexe masculin. Dix agents de santé figurent parmi les cas confirmés, soit une proportion de 8%.[1]

Comme constaté au niveau global, le COVID-19 a un impact direct plus important sur la morbidité et la mortalité des groupes vulnérables spécifiques tels que les personnes âgées, les malades chroniques, les personnes immunodéficientes/dépressives. Le virus influe également négativement sur le bien être psychosocial, psychologique et émotionnel des personnes malades et leurs proches.

 

b.      Impact socio-économique indirect

 L’impact indirect de la pandémie de COVID-19 est notamment lié aux mesures que le gouvernement congolais ainsi que d’autres gouvernement au niveau global ont dû prendre pour limiter la propagation de l’épidémie.

 c. Impact économique

Impact indirect sur l’économie : Les effets du COVID-19 sur l’économie globale sont déjà très perceptibles même si certains économistes estiment qu’ils seront temporaires. L’économie congolaise, tributaire notamment du secteur minier et fortement dépendante des importations sera nécessairement affectée. Une étude conjointe (GoRDC, OIT, UNICEF, ONU Femmes, Banque Mondiale, Banque Africaine de développement et PNUD) devrait être lancée pour évaluer les impacts macroéconomiques et microéconomiques de l’épidémie de COVID-19 sur l’économie congolaise et d’identifier les canaux de transmission de ce choc sanitaire sur l’économie.

Impact indirect sur la chaîne d’approvisionnement et les marchés : A ce jour, le fret aérien, maritime, fluvial et routier reste autorisé sous surveillance sanitaire. Toutefois, les mesures restrictives mises en place au niveau international et national, mais aussi la concurrence face à certains équipements et matériels recherchés entraînent des perturbations et ces dernières risquent de s’aggraver.

Impact indirect sur les marchés : Le fonctionnement des marchés pourra être perturbé avec une possible réduction de la disponibilité des vivres et non vivres (rupture des stocks et de la chaîne d’approvisionnement liée à la réduction des importations et du commerce transfrontalier) et de leur accessibilité physique (possible fermeture des marchés dans le cadre des mesures de prévention). Une hausse des prix des denrées de base a déjà été rapportée sur le marché local à certains endroits, à laquelle s’ajoute une réduction du pouvoir d’achat des ménages (liée au ralentissement économique et diminution des revenus générés).

 
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